Un clin d’œil à Iznogoud pour éclairer la comédie politique du moment, entre ambitions démesurées et lassitude citoyenne.
D’Iznogoud à nos dirigeants bien réels, ce billet déplore les ambitions du pouvoir, les institutions en crise, et le désenchantement du peuple français — dans une France où le Calife s’accroche, et les vizirs s’agitent.
Je veux être Calife à la place du Calife !
Phrase culte de la série de BD dans laquelle on suit les tentatives désespérées du Grand Vizir Iznogoud pour évincer du pouvoir le Calife Haroun El Poussah.
Complots, trahisons et coups fourrés, rien n’y fait. Il faut avouer que le Grand Vizir est entouré de bras cassés.
Pour ne rien arranger le Calife est un dirigeant débonnaire apprécié par son peuple, et il n’est pas pressé de partir.
Quand la réalité rencontre la fiction
Dans le monde réel nous avons également nos Califes et nos grands vizirs, avec en plus plein de petits vizirs. La réalité ne dément pas la fiction, le Calife veut rarement partir, les vizirs de toutes tailles veulent souvent sa place, c’est dans l’ordre des choses.
Livrons nous à un petit parallèle avec la politique française actuelle, je parie que certains m’ont vu venir avec mes gros sabots.
Pour commencer il faut bien admettre que notre Calife n’est ni débonnaire ni apprécié de son peuple… Certes il doit se soumettre à la loi, par conséquent il ne pourra pas se représenter.
Le mécontentement est partout, les institutions vont à vau-l’eau, peu de gens croient encore que la classe politique actuelle est capable de redresser la situation.
Notre Haroun El Poussah national est le plus mal aimé de la 5e république, sa cote de popularité présidentielle atteignant des profondeurs abyssales. Notre virtuose réussit à faire pire en la matière que son prédécesseur, un exploit tout de même.
Un peu de lucidité et un certain sens de l’intérêt général commanderaient qu’on en revienne au peuple sans attendre, il me semblait que c’était la base de la démocratie. D’ailleurs ne l’avait – pas affirmé lui – même qu’un président désavoué dans les urnes devait partir ?
Que nenni, on s’accroche, on ne veut pas laisser son jouet aux autres. C’est pathétique.

Pour le peuple et par le peuple ?
Et le peuple dans tout ça ? Qu’il patiente ! Le peuple est bête voyez – vous. Il ne sait pas voter. On a bien vu lors des élections législatives anticipées…. Quelle ingratitude de ne pas plébisciter la politique menée depuis quelques années.
En attendant le président de la République plane sur son tapis volant, la classe politique française complote avec en ligne de mire ses intérêts partisans, le tout dépeignant un tableau où la médiocrité et la lâcheté se taillent la part du lion.
Le peuple a son pain et ses jeux, enfin pour ce qui est du pain il est de plus en plus question de miettes …
Et pour faire passer le tout nous boirons le Calife jusqu’à la lie.
A la santé du Calife, et à l’oubli du peuple !
Vous avez dit absurde ?


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